L’autorisation de transport des animaux
De plus en plus souvent, on demande aux exposants, lors de l’inscription à une exposition, de fournir une copie de l’attestation d’autorisation de transport.
Cela ne concerne normalement que les personnes ayant inscrit des chatons « à vendre » à l’exposition.
En effet, aujourd’hui, pour tout transport d’animaux dans un but commercial, il faut pouvoir justifier d’une autorisation de transport. C’est une version « aménagée » du certificat de transport obligatoire pour les chevaux, vaches, cochons, etc.
Contrairement au certificat de transport, l’autorisation de transport n’exige pas de formation spécialisée, mais il y a un nombre maximal de kilomètres et un temps de transport à respecter.
Pour obtenir l’autorisation de transport
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Contacter la DSV de votre département et obtenir l’interlocuteur qui s’occupe de ces dossiers (en général, il n’y en a qu’un ou deux par département).
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Vous recevrez alors un dossier à remplir et à retourner à la DSV (c’est gratuit, vous ne payez que les timbres).
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Si le dossier est accepté, il faudra présenter le véhicule que vous utilisez pour aller en expositions (transport de vos animaux dans un but commercial) à la personne de la DSV qui suit votre dossier.
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Si le véhicule est conforme, vous aurez votre attestation de transport.
Qu’est‑ce qu’un véhicule conforme ?
Pas de panique : un véhicule conforme est simplement un véhicule qui passe le contrôle technique et qui possède une circulation d’air suffisante pour les animaux.
Cas particuliers :
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Voiture classique : Les animaux ne doivent pas être dans le coffre, sauf s’il s’agit d’un break ou monospace, où le coffre fait partie de l’habitacle. Sinon, il faut percer le coffre et installer un dispositif spécial de ventilation.
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Fourgon : Pas de souci si la cabine n’est pas séparée du chargement par une cloison. Sinon, il faut installer un puits d’air (une mini‑cheminée sur le toit du véhicule).
Pour information : dossier demandé pour le certificat de transport
Voici, ci‑dessous, pour information, une copie du dossier demandé pour le certificat de transport :
https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/R48105
Il faut parfois voyager avec un ou des chats, que ce soit pour notre plaisir — lors de vacances courtes ou prolongées — ou pour notre « travail d’éleveur » : une saillie, une exposition, un achat ou une vente.
Il est important de bien connaître les règles, variables selon le mode de transport, qui vont s’appliquer à ce déplacement, ainsi que les vaccinations éventuellement exigées (centres de vacances, campings, régions touchées par la rage, cas de la Grande‑Bretagne).
Il faut aussi savoir, avant de partir, si les chats sont acceptés là où vous allez loger.
En tout cas, il faut toujours avoir avec soi :
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le carnet de santé,
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la carte de tatouage (pièces d’identité du chat),
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un certificat de bonne santé récent, établi par un vétérinaire.
Modes de transport
En automobile
Les précautions d’usage concernent :
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la chaleur,
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les risques d’un chat en liberté.
La boîte de transport est indispensable.
En train
La SNCF accepte les animaux à certaines conditions :
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jusqu’à 6 kilos, en sac ou « kennel », moyennant un forfait de 5 euros,
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au‑delà de 6 kilos : billet à 50 % du tarif 2ᵉ classe.
Gare aux gros chats !
En avion
La présence d’un chat en cabine est soumise à l’agrément du commandant de bord, qui peut accepter ou refuser.
Conditions habituelles :
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maximum 2 chats en cabine par vol,
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transport en sac,
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animal de moins de 5 kilos.
Au‑delà, le chat voyagera en soute, dans la boîte de transport fournie par le propriétaire.
En bateau
Chaque compagnie maritime a ses propres règles de transport : il faut donc se renseigner.
Les chats sont souvent tolérés en cabine avec leurs maîtres, et sur certains ferries à trajet court, le chat peut rester dans votre véhicule.
Passer les frontières
Les formalités sont variables selon les pays.
Toutefois, un certificat de vaccination antirabique valable, mentionnant le numéro de tatouage ou de puce, est le plus souvent exigé, ainsi qu’un certificat de bonne santé délivré par un vétérinaire.
Validité : de moins de 48 heures à moins de 6 jours, selon les pays. La formulation peut être différente (parfois en langue locale). Il convient donc de se renseigner auprès de la DSV.
Conseil important
Lors d’un passage de frontière, toujours avoir :
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le carnet de vaccination du chat à jour (avec vaccination antirabique),
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le certificat d’identification à votre nom (preuve que le chat vous appartient),
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un certificat de bonne santé de moins de 10 jours.
Y compris pour se rendre chez nos plus proches voisins.
Le passeport européen pour animaux
Pour simplifier, la Commission Européenne, par une décision du 26 novembre 2003, a institué un « passeport pour animal de compagnie », nécessaire pour les mouvements intracommunautaires de :
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chiens,
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chats,
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furets.
Ce passeport est exigible depuis le 1ᵉʳ juillet 2004 (reporté au 1ᵉʳ octobre 2004).
Il est renseigné par les vétérinaires, mais encore difficile à trouver. Il regroupe l’ensemble des pièces mentionnées ci‑dessus.
© Texte élaboré par Mr Jean Desnos
Le matériel et la pratique
Selon la race du chat, la périodicité du toilettage varie du quotidien au mensuel, avec une recrudescence au moment des mues.
Le matériel est simple :
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un ou deux peignes antistatiques, à dents plus ou moins larges,
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un trimmer, peigne à dents coupantes pour défaire d’éventuels nœuds.

Le bain et les soins du pelage
Le chat pourvoit naturellement à sa toilette, et pourtant, parfois, ses poils sont agglomérés. Si on écarte les poils, on se rend compte que la peau n’est pas très propre. Certaines parties du corps sont plus grasses : le dessus des oreilles et surtout la partie supérieure de la queue dans son premier tiers, en particulier chez le mâle.
Cette zone présente couramment une sorte d’acné, avec une peau très grasse et de petits abcès à la racine d’un poil, ce qui entraîne une chute du poil.
Or, si nous avons choisi d’élever des chats de race, c’est pour leur beauté : il faut donc veiller à l’entretenir.
Laver notre chat répond à cette nécessité, ce qui implique du matériel et une technique.
Le matériel : mouillage et séchage
Pour laver le chat :
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Le placer dans un récipient rectangulaire contenant déjà un fond d’eau tiède d’environ 15 cm. Un peu surpris par cette présence d’eau, le chat est plus calme.
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Une personne seule peut donner ce bain, mais une aide est souhaitable :
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la deuxième personne fait face au chat et le maintient sous ses aisselles, sans le serrer,
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la première procède au lavage à l’aide d’une douchette fournissant une eau à la température du corps du chat (38° à 38,5°), plus élevée que celle des humains.
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Pour le séchage :
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Envelopper le chat dans une serviette chaude et bien le frictionner.
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Terminer le séchage à l’aide d’air chaud pulsé, fourni soit par un sèche‑cheveux, soit par un radiateur soufflant.
Le chat sera confronté :
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à la chaleur, qu’il faudra moduler,
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au bruit de la soufflerie, souvent désagréable ou effrayant.
D’où la nécessité d’habituer très tôt le jeune chaton au bruit de soufflerie, même sans le laver, et cela très régulièrement.
Chaque chat adulte ayant un comportement personnel, les solutions de séchage seront diverses :
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utilisation de sa boîte de transport, soufflerie devant la porte (attention : si le chat se blottit au fond, le séchage sera inégal),
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ou une cage à oiseaux, permettant un séchage plus homogène.

La technique : shampooiner et rincer
La technique repose sur deux principes essentiels :
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Shampooiner
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Rincer
Le marché propose une large gamme de produits, difficile à trier. On s’en tient donc à des principes de base :
1. Le produit dégraissant
Il peut être un simple liquide vaisselle, comme l’a conseillé une juge finlandaise.
Application :
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à sec sur les parties les plus grasses (surtout la queue),
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en frictionnant soigneusement,
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puis sur le reste du corps légèrement mouillé.
2. Le rinçage : étape primordiale
Il faut pratiquer un rinçage abondant, en soulevant bien les poils, jusqu’à ce que les doigts n’accrochent plus.
Le rinçage est l’étape la plus importante :
Tout shampooing, quel qu’il soit, agresse la peau, qui réagit en sécrétant des graisses protectrices. Il est donc essentiel qu’il ne reste aucune trace de shampooing sur la peau.
3. Le shampooing traitant
Après le premier rinçage prolongé, on applique le shampooing traitant de votre choix. Tous les shampooings sont composés de quelques bases auxquelles on ajoute des additifs variés : choisissez celui qui réussit le mieux à votre chat.
4. Le rinçage final
Après ce deuxième shampooinage, le lavage est terminé. Il faut pratiquer un rinçage parfait et prolongé, pour éliminer toute trace de shampooing.
Le résultat
Il dépend uniquement :
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du shampooing dégraissant,
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des rinçages,
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et d’un séchage correct à l’air chaud pulsé, qui soulève le poil.
© Texte et photos élaborés par Mr Jean Desnos
La vie sexuelle du chat
La différenciation sexuelle est induite génétiquement par les chromosomes XX pour la femelle et XY pour le mâle, ainsi que physiologiquement par la sécrétion de l’hormone testostérone.
Chez le mâle
C’est au cours du 2ᵉ mois de la vie fœtale qu’il se produit chez le futur mâle une augmentation du taux sérique et de l’imbibition de ses neurones en testostérone. Cette hormone va entraîner la différenciation sexuelle vers la masculinisation.
Une fois né, il faudra cependant que le petit mâle attende l’âge de 3 mois pour sécréter sa propre testostérone en quantité suffisante pour entraîner sa maturation sexuelle, selon le calendrier suivant :
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3 mois 1/2 : maturation du pénis
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4 mois : simulacre de parades sexuelles lors de jeux
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5 mois : début de la spermatogenèse
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6 à 7 mois : achèvement des épines péniennes
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9 à 10 mois : activité sexuelle complète (parfois pas avant 18 mois chez des chats non domestiques)
Ainsi devenu mature, la sexualité du chat continuera toute sa vie, rythmée par la durée de l’ensoleillement. Sa sexualité sera un peu plus active pendant le premier semestre (jours croissants) que pendant le second semestre (jours décroissants).
Chez la femelle
Au cours du 2ᵉ mois de la vie fœtale, en l’absence de pic sérique de testostérone, la différenciation des neurones se fait vers la féminisation.
La femelle atteint sa puberté complète, avec possibilité de procréation, entre 3 mois et 12 mois, selon les races, et peut atteindre 18 mois pour les chattes non domestiques.
La puberté sera d’autant plus précoce qu’elle a été stimulée :
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par la lumière naturelle ou artificielle,
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par la présence d’autres femelles en chaleurs,
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ou par la proximité de mâles.
La femelle présente de nombreux cycles sexuels, surtout entre janvier et août, période où l’ensoleillement est le plus important.
Les chaleurs chez la chatte
Les chaleurs sont cycliques et très variables en durée, tout en se déroulant toujours selon le même processus.
Le cycle sexuel évolue en 2 phases :
1. L’OESTRUS
Durée : 3 à 4 semaines, extrêmes : 1 à 10 semaines.
2. L’ANOESTRUS
Période de repos : 3 semaines.
L’ANOESTRUS est une période où la femelle émet des sécrétions vaginales olfactives destinées à repousser le mâle. Elle peut cependant accepter de « se laisser monter », mais elle ne relève ni l’arrière‑train, ni la queue.
Les phases de l’Oestrus
1. Phase préparatoire (PROOESTRUS)
Durée : 1 à 3 jours
La chatte :
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est agressive vis‑à‑vis du mâle,
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recherche le contact des humains,
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se frotte aux objets,
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est très active,
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se roule au sol,
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s’étire,
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miaule,
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peut effectuer un marquage urinaire pour attirer le mâle.
2. Phase des chaleurs (OESTRUS)
Durée : 4 à 6 jours, parfois 14 jours
Comportement typique :
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elle s’aplatit sur le sol,
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relève l’arrière‑train,
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piétine des pattes postérieures,
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rejette la queue sur le côté.
L’évolution dépend alors de l’existence ou non d’un accouplement :
Car c’est l’ACCOUPLEMENT qui provoque la FÉCONDATION.
3. Il n’y a pas eu accouplement : DIOESTRUS
La chatte entre dans une phase d’intervalle entre deux périodes de chaleurs.
Cet intervalle peut varier :
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de 1 à 3 semaines selon les races (Siamois, Persans),
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ou même disparaître complètement → chaleurs continues → risque de kystes ovariens.
4. Il y a eu accouplement : OVULATION
Il n’est toutefois pas certain qu’il y ait eu fécondation. Deux possibilités :
a) Ovulation AVEC fécondation
La chatte entre en gestation.
Durée : 56 à 71 jours, moyenne 63 à 65 jours. En dehors de cette moyenne, la viabilité est incertaine.
b) Ovulation SANS fécondation : fausse grossesse
L’ovulation a eu lieu, mais l’ovule n’a pas été fécondé.
Il se forme alors sur l’ovaire un Corps Jaune, qui va sécréter pendant 30 à 36 jours une hormone : la progestérone.
Cette hormone donne l’apparence d’une grossesse, mais sans embryons.
Au bout de ces 30 à 36 jours, la chatte entre dans une période de repos, un DIOESTRUS particulièrement long : environ deux mois.
Ainsi, dans le cas d’ovulation sans fécondation, la chatte ne sera plus féconde pendant près de 3 mois.
Cette particularité est utilisée dans certains élevages, où l’on déclenche artificiellement l’ovulation :
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mécaniquement (coton‑tige),
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ou naturellement avec des mâles non féconds (vasectomisés).
© Texte élaboré par Mr Jean Desnos
La Saillie : un acte majeur en élevage
C’est l’acte le plus important de la vie d’un élevage, car de cette saillie résulteront d’une part d’éventuels « progrès » de la lignée, d’autre part la naissance de chatons qui constituent la principale source de revenus dans une activité structurellement déficitaire.
C’est aussi un acte « à risques » par suite du contact d’un mâle et d’une femelle, avec mise en commun de leurs virus respectifs, car tout chat en bonne santé doit être considéré comme un porteur sain de virus.
Aperçu de “droit coutumier”
S’il n’existe pas de contrat‑type pour une saillie, il existe cependant des habitudes et des coutumes qu’il importe de connaître.
Tout d’abord, la saillie donne lieu à rétribution, dont le montant est déterminé par l’éleveur propriétaire du mâle en fonction de sa notoriété et des qualités ou titres de son chat.
Cette rétribution peut se faire, à la convenance de chacun :
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soit en numéraire,
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soit par un chaton (dit « de retour de saillie »), qui peut être choisi par le propriétaire du mâle lui‑même.
Il importe, dans tous les cas, de fixer :
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l’âge auquel le chaton sera choisi,
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son sexe,
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sa couleur.
La saillie se fait le plus souvent au domicile du mâle, qui sera plus à l’aise dans son environnement habituel.
Obligations du propriétaire du mâle
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Il doit faire en sorte qu’aucun autre mâle que le mâle choisi n’ait accès à la femelle.
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Il doit constater la réalité de l’accouplement.
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Il doit assurer l’hébergement, la sécurité et la nourriture de la chatte, dont il assume la pleine et entière responsabilité pendant la durée prévue de son séjour chez lui (maximum 5 jours). Au‑delà, la chatte peut être considérée comme abandonnée.
Il doit pouvoir fournir :
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un certificat de bonne santé de son mâle, établi par son vétérinaire habituel,
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les résultats récents (moins de 6 semaines) des tests FIV – FeLV, et éventuellement PIF (sous réserve de sa délicate interprétation).
Il doit s’assurer que son mâle n’est pas porteur de vices rédhibitoires (ex. : nœud à la queue, cryptorchidie…) ni de parasites.
Il doit fournir :
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le 2ᵉ volet du certificat de saillie sur l’imprimé fourni par la Fédération,
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ainsi qu’une copie du pedigree du mâle.
Obligations du propriétaire de la femelle
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Il doit assurer les frais de transport de la chatte chez le mâle (ou inversement du mâle chez la femelle, bien que ce déplacement soit peu conseillé).
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Il doit fournir un certificat de bonne santé et de non‑parasitose, établi par son vétérinaire habituel, ainsi que les résultats récents des tests FIV – FeLV et éventuellement PIF.
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Il doit prendre en charge les frais vétérinaires et/ou de dédommagement suite aux éventuelles blessures subies par le mâle de la part de la femelle.
Tout cela est en fait bien complexe, et il peut être prudent de rédiger un contrat écrit, en double exemplaire, signé par chacune des parties. Cet aspect est certes contraignant, mais peut éviter bien des conflits.
Il ne faut pas oublier le cas où la saillie est blanche et la chatte non pleine. Cette constatation ne peut se faire que plus de 5 semaines après la saillie, par :
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des signes objectifs : gonflement et rosissement des tétines,
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ou des signes physiques (échographie), attestés par un vétérinaire.
Dans ce cas, le propriétaire de la chatte a droit à une deuxième saillie gratuite. Cette faculté doit être mentionnée dans le contrat.
L’accouplement
Il doit se faire dans un lieu où le mâle se sente en confiance : il doit donc connaître ce lieu, l’avoir suffisamment exploré. Cela demande normalement au moins quelques jours, souvent quelques semaines, d’où la nécessité d’amener la femelle au mâle.
Il est conseillé d’introduire la femelle dans ce lieu à l’intérieur d’une cage, pour permettre aux deux chats de faire connaissance sans possibilité de bagarres. Cet état intermédiaire permet d’estimer le comportement de chaque chat.
Dès que l’on estime que la cohabitation semble possible, on libère la femelle de sa cage.
Habituellement :
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Le mâle suit la femelle.
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Rencontre face à face, puis oro‑génitale.
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Si la femelle traduit son consentement, le mâle la saillit :
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il monte sur elle,
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la saisit par le cou,
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commence la séquence copulatoire (environ 2 minutes, dont 15 secondes pour intromission, éjaculation, retrait).
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À ce moment, la femelle crie et se retourne vivement contre le mâle, qui se met hors de sa portée.
La femelle se roule alors par terre, puis fait sa toilette, ainsi que le mâle.
Cinq à quinze minutes plus tard, un deuxième épisode peut survenir. Il peut y avoir jusqu’à 5 intromissions pour 9 montes en une heure.
L’ovulation
L’ovulation se produit chez la femelle dans l’heure qui suit la saillie.
Elle peut aussi être provoquée :
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par un mâle vasectomisé,
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ou par stimulation artificielle avec coton‑tige (plusieurs fois 10 secondes, à 5 ou 10 minutes d’intervalle).
S’il y a succès, il y aura un retournement agressif de la femelle.
Après la saillie
Si la saillie a été féconde, il ne reste plus qu’à attendre la naissance, 9 semaines plus tard (à une semaine près), de nombreux chatons qui ne pourront qu’être magnifiques.
© Texte élaboré par Mr Jean Desnos