Maine Coon Club de France
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La couleur des Maine Coons

Quelques éclaircissements sur la façon dont se transmettent les robes…

Règle n°1 : Un gène dominant est toujours apparent.

Règle n°2 : Un gène récessif seul ne se voit pas. Il n’apparaît que lorsqu’il est double.

Règle n°3 : Un chat porteur d’un double gène est dit homozygote de ce gène. Il le transmet automatiquement à ses enfants.

Les couleurs de base

Chez le Maine Coon, il n’y a que deux couleurs de base :

  • le noir,

  • le roux.

Le gène de couleur rousse est attaché au chromosome X. Le gène du noir « se promène », mais pour simplifier on va aussi dire qu’il est attaché au chromosome X.

Donc chaque chromosome X possède un gène de couleur : ils sont soit Xr, soit Xn.

Pour qu’un chat soit à la fois noir et roux (écaille), il doit posséder deux chromosomes X. C’est pour cela que la majorité des chats « écaille de tortue » sont des femelles.

Les mâles écailles sont considérés comme une anomalie de la nature, car ils ne sont pas XY mais XXY.

Rappel génétique :

  • Femelle : XX

  • Mâle : XY

Le X du mâle vient de sa mère, le Y de son père. Les femelles reçoivent un des deux X de leur mère et le X de leur père.

NB : Il peut y avoir des mâles XXY dans n’importe quelle couleur de robe ; seuls ceux dont les parents sont de couleur différente « se voient ». Les non stériles ont les mêmes conséquences néfastes qu’un mâle écaille sur leur descendance (gros problèmes morphologiques sur les chatons).

Les gènes dominants et récessifs

Gènes dominants :

  • Tabby

  • Silver

  • Blanc complet (W)

  • Blanc partiel

Gènes récessifs :

  • Solide

  • Dilution

Le blanc partiel

C’est le gène qui fait les « petits chaussons blancs » s’il est seul, ou des chats avec beaucoup de blanc, voire Arlequin s’il est double.

C’est un gène assez bizarre : parfois il semble faire plus que se doubler (motif Van) et il est possible qu’il y ait une « accumulation » de ce gène. Ces variantes viennent de polygenes non encore bien identifiés.

 

Le blanc complet

C’est un gène qui recouvre totalement la couleur du chat. Comme si on prenait un chat de n’importe quelle couleur et qu’on le peignait en blanc (image simplifiée).

Ce gène peut cacher absolument toutes les autres couleurs. Un chat blanc peut cacher un brown et blanc, par exemple.

Si ce même chat est marié avec un chat sans blanc et que certains chatons présentent des petits chaussons blancs, il ne faut pas croire qu’il s’agit d’une transmission partielle du blanc de son ancêtre, mais bien du gène caché sous cette robe immaculée.

La dilution

C’est un gène qui affaiblit la couleur du chat en l’éclaircissant (comme si on mélangeait la couleur de base avec du blanc).

  • Le roux devient crème.

  • Le noir devient bleu (gris clair).

 

Le Silver

Ce gène annule la couleur des zones claires du poil (de la racine pour les solides) en la remplaçant par un blanc pur appelé argent (silver).

Pour un chat solide, ce gène change de nom (même si c’est le même) et s’appelle smoke, car il donne une impression de fumée.

Solide et Tabby

Solide :

Chat non tabby, qui ne porte aucun gène du tabby (mais porte un motif fantôme).

Tabby :

Chat non solide, qui porte un ou deux gènes du tabby. Chez le chaton, cela se caractérise par :

  • des lunettes bien nettes autour des yeux,

  • des bordures d’oreilles plus claires,

  • un menton blanc.

Les parents donnent chacun le gène du tabby OU le gène du solide à leur chaton. Deux chats tabby porteurs du solide peuvent donner chacun leur gène solide → on obtient un chaton solide né de parents tabby.

Les motifs tabby du Maine Coon

Il existe 2 motifs distincts chez le Maine Coon :

1. Blotched (classique)

Papillon sur le côté.

2. Mackerel (tigré)

Rayures verticales, comme le poisson maquereau.

Les pattes et la queue ont toujours des rayures, quel que soit le motif.

Hiérarchie des motifs :

  • Le mackerel peut cacher le blotched.

  • L’inverse est impossible.

Si on voit le motif blotched, on peut être certain que le chat ne porte pas le mackerel.

Il semble que les chats soient tous porteurs de deux motifs, mais c’est une observation personnelle ; ce postulat fonctionne pour toutes les équations de couleur.

Les autres motifs tabby

En réalité, il existe 4 robes tabby :

  1. Blotched

  2. Mackerel

  3. Ticked (Somali, Abyssin)

  4. Spotted (Bengal, Mau…)

Une troisième robe, très controversée, est récemment apparue sur certains pedigrees de Maine Coons : le spotted.

Il ne s’agit pas du spotted du Bengal : il n’y a pas de rosettes (il manque des polygenes). C’est « juste » un mackerel discontinu.

La PIF : où en sommes‑nous…

La PIF (Péritonite Infectieuse Féline) est un sujet en constante évolution, tant sur le plan des connaissances scientifiques que des possibilités thérapeutiques. Il est indispensable de se tenir informé des avancées les plus récentes.

Le lien suivant vous permettra d’avoir les dernières informations sur le sujet :

Et en même temps de faire connaissance avec le site Cooncept.

https://pharmaciedelpech.fr/gs-441524-peritonite-infectieuse-feline-delpech-paris-delpech-veterinaire-vet/ 

 

Le Chat : comportement, territoire et vie sociale

Un être vivant, pas un jouet

Le chat n’est pas un jouet en peluche mais un être vivant, avec ses qualités et ses défauts, avec des sentiments et des ressentiments. Il est doté de mémoire et son espérance de vie est assez longue : de 10 à 20 ans.

Contrairement à certaines idées reçues, le chat est plus attaché aux humains qu’à sa maison, à condition bien sûr qu’on lui témoigne un peu d’attention.

Si on le caresse près de son écuelle, le chat se mettra à manger, manifestant ainsi son contentement. Très possessif, il peut être jaloux. Contrarié, il peut se mettre à bouder ou être sale par esprit de vengeance.

La main humaine : jamais pour frapper

La main des humains ne doit apporter que :

  • caresses,

  • nourriture,

  • soins (bains, toilettage).

Jamais elle ne doit frapper.

C’est par la voix que l’on doit sanctionner ses erreurs de comportement : la « grosse voix » est très bien comprise par le chat.

N’oubliez pas que souvent, c’est votre attitude vis‑à‑vis de lui qui dictera ses propres réactions. S’il devient sale ou agressif, il doit avoir ses raisons.

Un animal casanier et sensible au stress

Le chat est casanier de nature ; il n’apprécie guère les changements, ni de lieu, ni d’habitude.

L’arrivée sur son territoire :

  • de personnes étrangères,

  • d’enfants remuants ou bruyants qui veulent à tout prix le « caresser »,

va le stresser : il va donc soit fuir pour se cacher, soit manifester sa peur par de l’agressivité.

Par contre, s’il vit chaque jour au milieu du bruit et de l’agitation, il saura s’en accommoder.

Le contact physique : un besoin de sécurité

Certains chats aiment le contact direct avec les humains, sur leurs genoux ou sur leurs épaules (mais pas toujours). Dans tous les cas, ils ont besoin de se sentir en sécurité.

Souvent, comme contre le ventre de leur maman, ils pietinent comme pendant la tétée, en sortant un peu les griffes — ce qui n’est pas très agréable. En fait, ils vous manifestent leur totale confiance.

Ce n’est donc pas le moment de les rejeter brutalement : ils ne comprendraient pas et pourraient vous en tenir rigueur pendant longtemps.

 

Les odeurs : un langage invisible

Très sensible aux odeurs, celles d’autres chats déposées sur vos jambes ou sur vous‑même peuvent amener des réactions inattendues :

  • intérêt (odeur de femelle),

  • crainte ou agressivité (odeur de mâle).

L’humain devient alors une sorte de « facteur », porteur de messages olfactifs.

Le dialogue avec le chat

S’il vous parle en miaulant, écoutez‑le, essayez de le comprendre et répondez‑lui. Il n’aime pas que l’on refuse le dialogue.

Le chat comprend le parler des humains ; nous devons essayer de comprendre le parler de nos chats.

Un chat n’est vraiment pas un jouet en peluche…

 

La notion de territoire

(Dr R. Pavageau)

La notion de territoire a été définie par Heymer en 1977 : c’est la surface comprise à l’intérieur du domaine vital du chat, délimitée par des « marques » et défendue envers les congénères.

En 1979, Waser et Wiley définissent trois champs territoriaux, portions d’espace dotées d’une fonction comportementale précise :

1. Champs d’activité

Jeu, prise de nourriture. Le chat y est en général tolérant envers ses congénères.

2. Champs d’isolement

Souvent en hauteur, réservés au toilettage et à la sieste. L’accès peut être toléré, après accord du « titulaire » selon un rituel d’entrée.

3. Champs d’agression

Dépendent de l’état émotionnel et physiologique du chat, qui peut être ou non tolérant.

Ces champs sont reliés entre eux par des zones de passage.

Les marquages territoriaux

Marquage visuel

  • griffage,

  • spray d’urine.

Marquage olfactif

Sécrétions provenant :

  • des glandes des coussinets plantaires,

  • des jets d’urine,

  • des sécrétions des sacs anaux,

  • des glandes apocrines de la face, des oreilles, du cou, du dos.

Ces marquages renseignent le visiteur sur :

  • le sexe,

  • l’âge,

  • l’activité sexuelle

de celui qui a marqué son territoire, lui permettant de respecter un rituel d’entrée. Tout chat vit dans un territoire qu’il a reconnu et où il se sent à l’aise et chez lui.

À l’intérieur d’une maison

Dès son arrivée dans une nouvelle maison, le chat doit être placé dans LA pièce que vous lui avez choisie comme lieu de vie, avec :

  • son coin repas,

  • son coin repos,

  • et, placé à l’écart, son coin litière.

Votre chaton doit rester quelques jours (2 à 3 jours) confiné dans ce lieu qui va devenir son territoire ; c’est là qu’il va se sentir chez lui et en sécurité, surtout quand vous n’êtes pas là.

Ce n’est qu’après ce petit stage qu’il doit avoir le droit, en votre présence, de circuler ailleurs.

Si cette procédure n’est pas respectée, votre chaton risque de se définir tout seul un ou des territoires dans des endroits qui risquent de ne pas vous convenir du tout, en se choisissant par exemple un coin litière.

Sachez que, quels que soient les nettoyages et le temps écoulé, le chat ira toujours renifler l’endroit qui a servi de toilettes à lui ou à un autre chat.

À l’extérieur

Ce sera sans doute, pour le chat, la source de beaucoup d’émotions et pour vous la cause de bien des tracas :

  • fugues spontanées ou provoquées, pouvant durer plusieurs mois,

  • blessures (oreilles, pattes, queue),

  • accidents (chutes, écrasement, noyade),

  • maladies (coryza, diarrhée, leucose),

  • parasitoses (vers, puces, teigne),

  • empoisonnements…

L’inimaginable étant toujours possible.

Pour nous, l’extérieur est souhaitable, mais uniquement en enclos type volière.

La vie en groupe

Ce n’est qu’entre la 2ᵉ et la 7ᵉ semaine que le chaton prend conscience :

  • de son appartenance à l’espèce CHAT,

  • et de l’appartenance de l’homme à l’espèce humaine.

L’acceptation de l’homme est liée aux manipulations qu’il a subies, à raison de 15 à 40 minutes par jour :

« Plus on manipule, plus tôt on le fait, plus le chaton sera familier, amical et attaché aux gens. La manipulation accélère la maturation du système nerveux central, entraîne un développement physique plus rapide, rend le chaton moins émotif, donc plus résistant au stress. » (Dr S. Castex)

Entre la 6ᵉ et la 8ᵉ semaine se situe la période de socialisation du chaton, avec mise en évidence de comportements plus héréditaires que liés à l’éducation.

C’est à ce moment qu’il apprend la vie en société avec :

  • les autres chats,

  • les autres espèces animales,

  • et qu’il met en place son attachement à l’homme.

 

© Textes élaborés par Mr Jean Desnos

Observation quotidienne du chat

Il est indispensable d’observer, avec attention, chaque jour, chaque chat, pour voir son aspect et son comportement. Le chat étant par nature très routinier, son comportement sera quasi identique, chaque jour, au même moment. Toute modification comportementale nécessite la recherche de sa cause.

Il faut quotidiennement vérifier la qualité et la quantité des excreta : selles et urines.

  • Les selles, souvent un jour sur deux, doivent être moulées :

    • avec les croquettes, elles sont parfois sèches,

    • avec une alimentation humide, elles sont souvent molles et odorantes. Un épisode diarrhéique traduit un problème diététique, et une odeur excessive souvent une infection intestinale.

  • Les urines doivent être quotidiennes : un chat qui présente des mictions prolongées et à répétition souffre souvent d’une cystite.

Il est important d’observer l’aspect du pelage, qui doit être lisse et brillant. Terne et hérissé, il témoigne souvent soit d’une carence (vitamines, acides gras, acides aminés), soit d’une maladie.

Ne pas oublier d’examiner la truffe, véritable thermomètre du chat (température normale : 38° à 38,5°). Elle doit être humide et tiède ; chaude et sèche, elle témoigne d’une fièvre.

Il est nécessaire d’examiner et de nettoyer au coton‑tige les oreilles de votre chat, qui peuvent contenir des sécrétions souvent normales, parfois pathologiques si elles sont abondantes, persistantes ou odorantes.

Penser aussi à ouvrir la bouche du chat à la recherche d’une éventuelle inflammation du collet des dents, témoignage souvent d’une gingivite liée à la présence de tartre dentaire.

Les problèmes courants

Couper les griffes

Cette mesure, très utile pour protéger votre mobilier et vos genoux (lors du pétrissage du chat), nécessite une bonne compréhension de la structure de la griffe :

  • La griffe, organe corné mobilisé par des muscles, bascule vers l’extérieur (la griffe sort) quand on exerce une pression vers le haut sur la partie antérieure de la patte.

  • L’intérieur de la griffe contient des vaisseaux sanguins, d’où son aspect rougeâtre, alors que la partie uniquement cornée est translucide. C’est uniquement cette partie translucide qu’il faut couper, à l’aide d’une pince guillotine.

Les vomissements

Ils sont fréquents chez le chat et liés le plus souvent à l’absorption de poils lors du léchage pendant la toilette. Il se forme dans l’estomac, par agglutination de poils, une masse dont le volume est souvent comparable à une petite souris ou à un pouce humain.

Cette masse encombre l’estomac et finit par être régurgitée, parfois avec difficulté et efforts de vomissements. Son expulsion se fait le plus souvent avec du liquide stomacal puis de la bile : il s’agit d’un processus naturel, dont il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Tout autre type de vomissement, surtout s’il est répété, doit amener une consultation vétérinaire.

La diarrhée

Liée le plus souvent à un problème alimentaire, il convient d’en chercher la cause.

  • Accidentelle : absorption inhabituelle (herbe, débris végétal, litière, ficelle, caoutchouc, plastique… ou simplement changement de type d’alimentation).

  • Si la diarrhée est répétée : s’interroger sur le type d’alimentation et prendre conseil auprès d’un vétérinaire.

  • Une diarrhée aqueuse et profuse, surtout chez un chaton, nécessite une visite en urgence : un chaton peut perdre 10 à 20 % de son poids en une nuit.

Les écoulements

Quelle que soit leur origine :

  • oculaire,

  • nasale,

  • salivaire,

  • auriculaire,

  • vaginale,

  • rectale,

ils doivent entraîner obligatoirement une consultation vétérinaire. Tout écoulement nécessite un examen approfondi qui déterminera la conduite à tenir en cas de chronicité.

 

© Texte élaboré par Mr Jean Desnos

 

L’Alimentation du Chaton : du Colostrum au Sevrage

Les premières tétées : un enjeu vital

Nos chatons sont nés, chacun a essayé de trouver SA mamelle : les premiers nés, donc les premiers à téter, ont été les mieux servis ; les derniers venus devront se contenter des tétines restantes, pas obligatoirement les plus productives.

Les premières « goulées » sont capitales : outre qu’elles vont nourrir le chaton qui n’a plus l’apport automatique par voie sanguine via le placenta (il devra désormais se battre pour manger), elles vont lui apporter le colostrum, élément nutritif riche en protéines, sels minéraux et anticorps, permettant l’adaptation du nouveau‑né à son nouveau mode de vie. Cette absorption de colostrum est essentielle à une bonne croissance et à l’immunité du chaton.

L’immunité passive du chaton

Cette immunité, dite passive, est due aux anticorps transmis par la mère :

  • via le placenta,

  • mais surtout par le colostrum (95 %).

D’où l’importance d’une bonne vaccination de la mère, avec un éventuel rappel peu avant la saillie — jamais après (risques majeurs pour la portée).

Cette immunité naturelle disparaît progressivement et devient quasi nulle vers 2 mois et demi.

La recherche d’une immunité artificielle par introduction d’antigènes vaccinaux peut donc se faire, pour le chaton, à partir de 6 semaines. (Dr S. Hochet‑Nguyen, Séminaire SFF 2002 : Programme vaccinal…)

Le lait maternel est‑il suffisant ?

Outre cet élément indispensable, il faut se demander si le lait de la mère sera suffisant en qualité et en quantité. Notre seul moyen d’en juger sera :

  • la balance pour les chatons,

  • une alimentation adaptée et de qualité pour la femelle, qui doit avoir nourriture et boisson à volonté.

La pesée quotidienne : un outil indispensable

Notre seul moyen de contrôle pour le chaton sera la pesée quotidienne, avec une balance de ménage (type 2 kg / 5 g) munie d’un plateau en forme de coupe pour éviter que le chaton ne s’en échappe.

Le contrôle du poids doit être :

  • quotidien,

  • toujours au même moment,

  • inscrit sur un cahier,

  • selon les modalités préconisées par les vétérinaires et reprises dans un tableau.

Règle générale :

Un chaton ne doit jamais perdre de poids après sa naissance.

Le G.M.Q. (gain moyen quotidien) doit :

  • être égal ou supérieur à 10 g,

  • permettre de doubler le poids de naissance en 8 à 10 jours,

  • atteindre 4 à 5 fois le poids de naissance à 4 semaines,

  • être doublé à 8 semaines par rapport au poids de 4 semaines.

(Dr Blanchard Géraldine, UP Nutrition ENVA, Séminaire SFF 23/03/2000, citant Dubos 1997)

Fréquence des tétées et richesse du lait maternel

Un chaton tète 4 à 10 fois par jour sa mère. Il lui faut absorber 3 à 4 g de lait maternel pour augmenter son poids de 1 gramme.

Le lait de chatte est très riche, comme le montre le tableau (Séminaire SFF : Le chaton et son élevage, mars 2002 et Tables GEIGY). Il est donc indispensable, en cas d’alimentation complémentaire, de proposer un lait se rapprochant le plus possible du lait naturel.

Laits de substitution

À défaut des laits en poudre du commerce, on peut obtenir un très bon lait de substitution en mixant finement :

  • 200 g de lait entier de vache,

  • 1 œuf dur entier avec sa coquille.

Le liquide ainsi préparé, enrichi :

  • en protéines (blanc d’œuf),

  • en lipides (jaune d’œuf),

  • en sels minéraux (coquille),

se rapproche assez bien du lait de chatte. (Dr G. Blanchard, Séminaire SFF mars 2002 citant Moris 2000)

Mode d’administration du lait

Quel que soit le lait utilisé :

  • ne jamais oublier que la contenance maximale de l’estomac d’un chaton est de 5 ml,

  • minimum 6 tétées de 2 ml par jour, jour et nuit,

  • lait présenté chaud (37 à 39°C),

  • administration à l’aide d’un biberon ou d’une seringue de 1 à 5 ml :

    • embout dans l’axe de la bouche (le chaton tète souvent seul),

    • ou perpendiculaire (déglutition facilitée, possibilité de « pousser » le lait doucement).

La quantité nécessaire par jour est de 25 à 30 ml de lait pour 100 g de chaton.

La durée du biberonnage est de 2 semaines ; à partir de la 3ᵉ semaine, le chaton peut laper à l’écuelle.

Préparation du lait : règles strictes

  • matériel stérile,

  • désinfection des mains,

  • dilution du lait en poudre avec eau minérale pour biberons,

  • respecter la température de dilution recommandée (40 à 50°C) : nécessaire à une bonne dilution, mais trop élevée pour être absorbée par un chaton.

La période du SEVRAGE

Le passage de l’allaitement maternel à une alimentation externe commence à partir de la 3ᵉ semaine. Dès la 5ᵉ semaine, la mère consacre moins de temps à ses chatons ; la lactation se tarit vers la 7ᵉ ou 8ᵉ semaine.

Une période cruciale

À partir de la 3ᵉ semaine :

  • le chaton sort du nid et vagabonde (il se perd très vite),

  • les dents de lait commencent à pousser (2ᵉ ou 3ᵉ semaine),

  • il découvre la nourriture de sa mère,

  • ses capacités digestives se modifient :

    • le lactose devient difficile à digérer,

    • il commence à digérer l’amidon grâce à l’amylase. (Dr P. Pibot, Sevrage du chaton, SFF n°32, fév. 2002)

Risques digestifs

De la 3ᵉ semaine à 3 mois, les risques de diarrhée sont présents.

Il semble important que la mère et les chatons aient une nourriture identique, les chatons copiant le comportement maternel.

Cette nourriture doit être :

  • riche en protéines,

  • riche en vitamines,

  • riche en calcium,

  • dans des proportions équilibrées.

Il est judicieux d’utiliser des aliments tout préparés, en gardant à l’esprit que le chaton va prendre l’habitude d’un certain type de nourriture qui sera son aliment de choix toute sa vie. (Dr G. Blanchard, Sevrage du chaton, Séminaire SFF, mars 1998)

Présentation de la nourriture

  • présentée plusieurs fois par jour, puis retirée (pour éviter que les chatons ne piétinent dedans),

  • plat bas et large, pour que toute la portée puisse manger ensemble et se stimuler mutuellement.

Quantités

Les besoins caloriques des chatons étant beaucoup plus élevés que ceux des adultes, il ne faut pas lésiner :

  • 30 à 40 g/jour de croquettes pour un chaton de 8 semaines. (Dr P. Pibot)

Croquettes humidifiées

Si l’on utilise des croquettes, il peut être intéressant de les présenter mouillées, humidifiées avec du lait reconstitué pour chaton : le goût du lait est un stimulant puissant.

 

© Texte et photos élaborés par Mr Jean Desnos

 

  1. La croissance
  2. La mise bas
  3. L'alimentation
  4. La Vaccination

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