Maine Coon Club de France
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La Croissance d’un Chaton

En dehors des règles simples de progression du poids du chaton évoquées ci‑dessus, une surveillance quotidienne du poids paraît indispensable, à double titre : d’abord pour surveiller l’évolution de la structure (phénotype) du chaton, de son état de santé, de son attitude comportementale, et lui assurer une bonne socialisation. Cette période est très enrichissante pour l’éleveur : connaissance de l’évolution morphologique, de la qualité du chaton et souvent réactions affectives du chaton vis‑à‑vis de son naisseur.

Les Courbes de Croissance

Le critère d’appréciation le plus important de la bonne croissance d’un chaton reste la prise de poids quotidienne, non pas en valeur absolue (le chaton a pris 10 g) mais en valeur relative, par rapport au poids de son corps la veille, exprimée en pourcentage.

Ainsi :

  • un chaton de 70 g qui prend 10 g a augmenté son poids de : 10/70=14,28%

  • un chaton de 100 g qui prend 10 g n’a augmenté son poids que de : 10/100=10%

C’est cet Indice de Croissance Quotidien (I.C.Q.) qui semble primordial, car il permet chaque jour de voir l’I.C.Q. de chaque chaton d’une même portée et de moduler éventuellement des apports complémentaires en fonction des besoins de chacun. Ces apports complémentaires concernent, éventuellement un jour un chaton, l’autre jour un autre chaton, en fonction de l’évolution de son I.C.Q.

Cette pesée journalière, si possible à la même heure, permet en outre de constater la tonicité et la vivacité d’un chaton, critères d’une bonne santé. Une surveillance particulière devra s’exercer avant et après toute vermifugation ou vaccination, celles‑ci pouvant s’accompagner, outre l’infléchissement habituel de la courbe pondérale, d’une chute brutale du poids (pouvant atteindre plus de 10 %) en 24 heures, en dehors de toute pathologie constatée.

Cette contrainte de pesée quotidienne est très astreignante ; aussi la majorité des élevages avec plusieurs portées se contentent, conformément aux recherches effectuées à l’ENVA (cf. Séminaire SFF « Le Chaton et son élevage », mars 2002), d’évaluer l’Indice de Croissance Hebdomadaire (I.C.H.), qui est une bonne approche (Dr G. Blanchard, Le sevrage du chaton, Séminaire SFF « La nutrition du chat », mars 1998).

En règle générale :

  • pendant le premier mois, la croissance des mâles et des femelles est identique,

  • au bout de 30 jours, le poids de naissance (Po) est multiplié par 4 ou 4,5,

  • mais pour les Po les plus légers : Po × 6 ou 7,

  • et pour les Po les plus lourds : Po × 3 ou 4,

  • dès la 4ᵉ semaine, le G.M.Q. (gain moyen quotidien) va baisser progressivement,

  • à 8 semaines, le poids noté à 4 semaines est, en moyenne, multiplié par 2,

    • les plus légers ont augmenté leur poids de 115 %,

    • les plus lourds de 90 %. (Dr G. Blanchard)

L’évolution Psycho‑physiologique du Chaton

Lors de sa naissance, le chaton est aveugle, sourd, et dépend totalement de sa mère. Il ne peut que miauler, sentir, manger et dormir profondément. Son système nerveux est immature et va se développer surtout pendant les 5 premières semaines, stimulé par son environnement.

« Au cours de cette période, une petite quantité d’expériences déterminantes va produire des effets ou des dommages majeurs sur le comportement ultérieur. » (Dr S. Castex, Le chat domestique, SFF n°32, 02‑2002, p.73)

À 3 semaines, le chaton commence à quitter le nid maternel et à explorer son environnement : il va commencer à apprendre à laper dans une écuelle dès la 4ᵉ semaine, essentiellement des croquettes mouillées au lait de chatte reconstitué.

Cette période de sevrage est très délicate : le chaton doit apprendre :

  • à faire ses besoins seul (nécessité de litières à accès aisé, bords bas),

  • à manger dans une écuelle,

  • à s’orienter,

  • à surmonter les obstacles,

le tout dans un contexte de baisse naturelle des défenses immunitaires et de stress de découverte. Cette période nécessite une surveillance pondérale rigoureuse et quotidienne, avec éventuellement supplémentation alimentaire. (Dr G. Blanchard, Le Sevrage, SFF, séminaire 03‑98, p.64)

La période de socialisation

La période où les premiers liens sociaux se forment est précoce :

  • débute vers le 15ᵉ jour,

  • s’achève vers la 8ᵉ ou 9ᵉ semaine (au‑delà, la socialisation est très aléatoire),

  • période sensible : 4ᵉ à 5ᵉ semaine.

Elle dépend :

  • de la fréquence et de la durée des manipulations,

  • si possible par des adultes et des enfants (considérés comme deux espèces différentes par le chaton),

  • de la sociabilisation préalable de la mère,

  • des émotions ressenties par le chaton. (Dr R. Pavageau, SFF n°24, 01‑98)

La maturation des sens du chaton

(d’après le Dr S. Castex)

L’olfaction

  • de 0 à 21 jours : mûrissement des capacités olfactives,

  • de 0 à 10 jours : le chaton se déplace en rampant et se dirige à l’odorat,

  • dès le 3ᵉ jour : il choisit sa mamelle et la retrouve à l’odorat.

L’ouïe

  • à la naissance : conduits auditifs fermés,

  • du 9ᵉ au 17ᵉ jour : ouverture progressive du conduit auditif externe,

  • dès le 5ᵉ jour : réaction au son (sursaut, contraction des paupières),

  • au 12ᵉ jour : orientation de la tête vers le bruit,

  • du 13ᵉ au 17ᵉ jour : déplacement vers le bruit,

  • au 20ᵉ jour : distinction entre sons connus et inconnus.

La vue

  • paupières fermées à la naissance, mais perception de la lumière dès le 4ᵉ jour,

  • ouverture des paupières entre le 7ᵉ et le 10ᵉ jour (extrêmes : 2ᵉ et 16ᵉ jours),

  • 11ᵉ jour : tourne la tête vers un objet en mouvement,

  • 14ᵉ jour : localise sa mère, évite les obstacles.

 

© Texte élaboré par Mr Jean Desnos

La mise bas

La mise bas se produit neuf semaines après la saillie, à 2 ou 4 jours près, le plus souvent entre le 61ᵉ et le 65ᵉ jour ; en dehors de ces dates, la viabilité peut être incertaine. Quelques jours avant cette date, la femelle cherche un endroit qu’elle juge approprié pour la mise bas : ce sera un endroit calme, un peu isolé, de préférence recouvert et à l’abri des courants d’air.

On peut proposer à la chatte ce type de « nid », à condition d’y mettre les formes, et de proposer une structure répondant aux nécessités de la mise bas.

La structure suivante paraît convenir et a fait ses preuves :

 

Le bac de mise bas

  • un bac en bois ou, mieux, en plastique (pour pouvoir mieux le désinfecter), de dimensions suffisantes pour que la chatte puisse s’y tenir allongée de tout son long, soit 60 cm ou 100 cm, assez large (40 à 50 cm) et d’une profondeur de 15 à 25 cm pour que les chatons ne puissent pas s’en échapper trop rapidement. Ce bac doit en outre être isolé du sol soit au moins par un vide sanitaire de 2 à 5 cm, soit par un matériau isolant type polystyrène.

  • ce bac doit être introduit dans un carton qui le recouvre entre le tiers et la moitié pour éviter les courants d’air et renforcer la sensation pour la chatte de calme et de sécurité, tout en étant d’une hauteur suffisante (30 à 45 cm, selon les races).

  • dans ce bac, on disposera une plaque chauffante spécifique pour les chatons (de faible puissance : 14 Watts et en général auto‑régulée à 28°). Cette précaution est très importante pour les chatons qui ne sont pas capables les premiers jours de leur vie de réguler eux‑mêmes leur température corporelle (jusqu’à l’âge de 3 semaines, elle ne sera que de 37,6° ± 0,3°, au lieu de 38,4° chez l’adulte) et qui ont besoin d’une température ambiante de 31° à 34° les 7 premiers jours, puis de 27° à 29° la semaine suivante, températures que la mère ne peut pas toujours fournir, d’où une possible et rapide hypothermie du chaton pouvant entraîner rapidement sa mort.

  • enfin, des linges recouvrant tout le fond du bac, type serviette éponge en 2 à 3 épaisseurs.

Ce bac, avec son équipement, doit être mis à la disposition de la femelle environ une semaine avant la date prévue pour la mise bas, afin qu’elle s’y habitue, et cela dans la pièce réservée aux mises bas, où les chatons devront vivre pendant le temps réglementaire. La femelle doit y avoir à sa disposition son coin repas et son coin litière, celui‑ci étant le plus éloigné possible du coin accouchement et du coin repas.

 

Déroulement de la mise bas

La femelle exige souvent pour mettre bas la présence de son maître ou de sa maîtresse : elle attend, jusqu’à la limite du possible, leur présence auprès d’elle. Dès qu’il est présent, la mise bas peut être rapide et les chatons se succéder toutes les 10 à 45 minutes. S’il y a plus d’une heure entre deux naissances, il risque d’y avoir un problème.

Le chaton naît dans une poche emplie de liquide amniotique et insérée sur un placenta, sorte de petite galette grande comme une petite paume de main que la chatte va se faire un devoir de manger, ce qui est essentiel pour elle (apport de protéines). Chaque chaton a son placenta propre (sauf les vrais jumeaux : rares) et chaque chaton devra être suivi de l’expulsion de son placenta qu’il convient de contrôler. En effet, une rétention placentaire peut être la cause d’une infection secondaire pouvant entraîner de très graves complications.

Présentation du siège

Lorsque le corps du chaton est sorti de sa mère, donc en contact avec l’air, le chaton commence à respirer. S’il se présente par les pattes arrière ou les fesses (présentation du siège), la tête reste à l’intérieur de la mère, éventuellement dans la poche des eaux. Mais les fesses étant à l’extérieur, au contact de l’air, le chaton respire et… « boit la tasse ».

Dans ce cas, à la naissance, il est un peu « noyé » :

Gestes à effectuer immédiatement :

  • lui mettre la tête en bas,

  • lui nettoyer la bouche avec une compresse,

  • éventuellement lui souffler sur le corps pour le refroidir,

  • ou le mouiller avec de l’alcool et le faire crier,

  • parfois aspirer avec une poire à lavement pour bébés (tout caoutchouc).

Soins au chaton

Quand votre chaton est né, il est mouillé et il a froid.

Il faut rapidement :

  • le sécher à la compresse stérile,

  • le sécher au sèche‑cheveux,

  • déterminer son sexe si possible (distance entre l’orifice anal et urinaire :

    • 5 à 8 mm chez la femelle,

    • 12 à 13 mm chez le mâle),

  • le peser,

  • le marquer pour le reconnaître (à l’aisselle, au feutre de couleur).

Soin au chaton - Détermination du sexe

Soins à la mère

Quant à la mère, son dernier chaton né, elle va procéder à sa toilette. Elle est fatiguée, assoiffée, mais pour rien au monde elle ne quittera ses bébés.

C’est le moment de penser à elle et de lui présenter le bon vieux « lait de poule » de nos grands‑mères :

  • un œuf,

  • 2 cuillères à café de lait en poudre pour chat,

  • une cuillère à café de sucre en poudre.

Elle l’avalera immédiatement.

Disposition de la litière

Il faut remarquer aussi que si la pièce réservée à la mise bas doit comporter une litière, celle‑ci doit être le plus éloignée possible de la caisse d’accouchement. La chatte, en effet, cherche toujours à faire ses besoins dans une autre pièce, le plus à l’écart possible des chatons. Cette attitude comportementale naturelle doit être prise en compte.

 
 

 

Les différents types d’alimentation

Le lait et la digestion du chat

On a tous en mémoire l’image d’un chat lapant du lait dans une écuelle, et pourtant les nutritionnistes félins proclament la nocivité du lait pour le chat. Pourquoi ?

Parce que pour pouvoir digérer le lait, un ferment digestif — la lactase — est indispensable. Le chaton naît avec ce ferment, qui lui permet de digérer le lait maternel. Avec le sevrage et le passage naturel à l’alimentation carnée (la chatte apporte des proies à ses petits), la production de lactase diminue puis disparaît.

Par contre, si l’on continue à donner régulièrement du lait à un chaton, il continuera à produire un peu de lactase et pourra digérer le lait, plus ou moins bien. En réalité, le chat, carnivore domestique, a essentiellement besoin d’une alimentation équilibrée à base carnée, que l’on trouve dans une nourriture spécifique censée lui apporter le même équilibre nutritionnel que celui qu’il trouvait dans ses proies dans la nature.

Les capacités digestives du chat

Il est essentiel de savoir que le chat est « équipé » pour :

  • bien digérer les protéines, et même les transformer en glucides sous forme d’énergie immédiatement utilisable (glucose) ou stockable (glycogène),

  • digérer les lipides, sans dépasser 20 % de sa ration (risque d’obésité).

En revanche, le chat est mal équipé pour digérer et assimiler les glucides :

  • l’apport de sucres est déconseillé,

  • l’apport d’amidon doit être limité (30 % maximum),

  • les fibres ne sont pas digérées.

(Dr V. Biourge, Docteur en Nutrition, SFF, 03/98, p.17)

 

Les trois types de nourriture pour chats

1. La nourriture sèche (croquettes)

Les croquettes existent en deux grandes catégories : bas de gamme et haut de gamme, la différence résidant dans la composition.

Aujourd’hui, les croquettes ont une composition équilibrée en protides, lipides, vitamines et minéraux. Une alimentation exclusivement à base de croquettes est tout à fait possible.

Cependant :

  • l’origine des constituants varie selon les fabricants : farines animales ou végétales, viandes et sous‑produits animaux, parfois précisés (bœuf, poulet, mouton…).

  • l’intestin du chat est sensible : un changement brutal de marque entraîne souvent des troubles digestifs.

  • d’où des variations de résultats (croissance, poil) selon la marque.

Conseils importants

  • Ne pas croire qu’une croquette « appétente » est de qualité : l’appétence vient d’additifs, pas des ingrédients.

  • Ne pas se fier au prix : un même fabricant propose une gamme de prix très large selon le conditionnement et le type de client (particulier, éleveur, revendeur).

  • Les croquettes « spécifiques à une race » relèvent autant du marketing que de la physiologie.

Quantité à fournir

  • Croquettes à volonté, sauf cas particuliers (maladies, obésité).

  • Eau à volonté, de préférence eau en bouteille pour biberons : l’eau du robinet, riche en chlore, est déconseillée.

 

2. La nourriture humide (boîtes, barquettes)

La composition annoncée, flatteuse pour le maître (« darne de saumon aux petits légumes »), est souvent trompeuse : on retrouve « viandes et sous‑produits animaux » et 4 % de saumon.

Cela relève du marketing : le maître souhaite faire plaisir à son chat selon ses propres goûts.

Les boîtes ou barquettes de qualité peuvent fournir un apport calorique correct, mais :

  • accélèrent parfois le transit intestinal,

  • entraînent des selles odorantes,

  • coûtent plus cher au quotidien.

Les aliments à bas prix sont moins riches en nutriments, ce qui entraîne une surconsommation et réduit le bénéfice économique.

 

3. La nourriture de ménage (fait maison)

Le propriétaire prépare lui‑même la nourriture :

  • il est certain de la qualité des aliments,

  • mais l’équilibre nutritionnel est souvent défaillant.

On pense toujours que ce qui est bon pour l’homme est bon pour le chat… En réalité, le risque de carences multiples est maximum.

De plus :

  • la préparation est coûteuse en temps et en argent,

  • les carences peuvent être inattendues et à effets retardés.

Critères d’une alimentation adaptée

La quantité

Elle dépend :

  • de l’activité,

  • de l’âge,

  • de l’activité sexuelle (castration, gestation, allaitement),

  • de la lutte contre les variations de température.

Repères journaliers :

  • 40 à 50 kcal/kg pour un chat peu actif,

  • jusqu’à 90 kcal/kg pour un chat très actif,

  • moyenne : 75 kcal/kg. (J.G. Morris)

La qualité

Une alimentation adaptée doit être :

  • riche en protéines,

  • pauvre en glucides,

  • variable en lipides (moins de 20 %).

Elle doit apporter des compléments indispensables que le chat ne peut pas synthétiser :

  • vitamine A (le chat ne peut pas la fabriquer à partir du carotène),

  • vitamine D (non synthétisée via les UV),

  • taurine (non synthétisée à partir de la glycine),

  • acides gras essentiels :

    • acide linoléique (oméga 6),

    • acide linolénique (oméga 3),

  • minéraux : calcium, phosphore, potassium,

  • oligo‑éléments : cuivre (mais pas l’oxyde cuivrique, non assimilable).

(J.G. Morris)

Virus et Vaccination

Les bases de la vaccination

C’est Pasteur qui obtint l’immunisation contre une maladie par l’inoculation de produits pathologiques de la même maladie. À partir de ses travaux, on multiplia les vaccins contre un certain nombre de virus en utilisant :

  • le virus vaccinal vivant (variole),

  • le virus vivant atténué (vaccin Sabin contre la polio),

  • le virus tué (vaccin Lépine contre la polio).

Il existe donc de nombreuses méthodes pour obtenir un vaccin efficace à partir de virus tués ou modifiés. Cette efficacité se mesure à la réponse immunitaire du sujet vacciné, qui se traduit par la formation d’anticorps. Un taux d’anticorps élevé contre un type de virus implique une protection efficace contre ce virus.

Une vaccination n’est jamais un acte anodin

Selon le Dr Hochet‑Nguyen (Séminaire SFF, mars 2002), une vaccination, même routinière, reste un acte médical comportant des risques :

  • fièvre,

  • choc anaphylactique,

  • maladies auto‑immunes,

  • virulence résiduelle de certains vaccins vivants atténués,

  • fibrosarcomes vaccino‑induits (localement).

Dans tous les cas, une surveillance quotidienne du poids du chaton est indispensable quelques jours avant et après toute vaccination (des pertes de poids importantes sont possibles).

Virulence résiduelle et portage viral

Cette « virulence résiduelle » peut transformer un chaton en porteur du virus dont on voulait le protéger. Le virus peut rester « calme » (porteur sain) ou devenir brutalement virulent, par exemple à la suite d’un stress.

Ce risque est particulièrement courant avec le coryza félin : des chats correctement vaccinés peuvent tousser, éternuer, avoir les yeux larmoyants, des sinusites, voire des troubles gynécologiques induits mais non visibles.

La vaccination : une obligation annuelle en France

Malgré quelques aléas, le bénéfice reste certain. Le rythme vaccinal varie selon les législations nationales.

Primo‑vaccination Typhus‑Coryza

  • 6 semaines (D et USA)

  • ou 12 semaines (DK)

Schémas :

  • USA : 4 injections

  • CH : 2 injections séparées de 3 semaines

  • France / Italie : 2 injections séparées de 4 semaines

  • D / DK : 2 injections séparées de 5 semaines

Le vaccin rage est valable :

  • 3 ans aux USA,

  • 365 jours en France (attention : pas 366).

Dosage des anticorps

Après un vaccin Typhus‑Coryza, le taux d’anticorps reste suffisant 5 à 6 ans après la vaccination (SCOTT et GEISSINGER 1990 et 1997, SFF n°32 p.148).

Calendrier des vaccinations (France)

(Dr S. Hochet‑Nguyen)

Typhus et Coryza

  • 1ʳᵉ injection : entre 9 et 12 semaines

  • 2ᵉ injection : entre 12 et 15 semaines

  • rappel : tous les ans

Si le contexte épidémiologique le recommande : vaccination des chatons dès la 6ᵉ semaine, rappel toutes les 3 semaines, association possible avec le vaccin contre la chlamydiose.

Chlamydiose

  • selon le contexte épidémiologique

Leucose

Pour les chatons risquant d’être en contact avec :

  • des chats porteurs du virus,

  • et pour les saillies chez l’adulte.

Schéma :

  • 1ʳᵉ injection : à partir de 9 semaines

  • rappel : 2 à 4 semaines plus tard

  • puis rappel annuel

Vaccination contre la rage (France)

Très encadrée par la loi.

  • nécessaire dans les départements sensibles et pour voyager à l’étranger

  • primo‑vaccination : à partir du 3ᵉ mois révolu

    • valable au bout de 30 jours

    • valable 365 jours

    • certificat réglementaire rose

  • revaccination : un peu avant le 365ᵉ jour

    • certificat réglementaire bleu

  • revaccination après le 365ᵉ jour : nouvelle primo‑vaccination (certificat rose) valable seulement 30 jours après.

NB : les dates de validité sont inscrites en clair sur le certificat ; aucune dérogation possible lors d’un contrôle.

Vaccin contre la PIF (Péritonite Infectieuse Féline)

Le Primucell (laboratoires Pfizer) n’est pas disponible en France. Ce vaccin, d’innocuité reconnue, développé à partir d’un sérotype sauvage (FIPV‑DF2), ne protège pas contre le FIPV de type I.

La vaccination ne doit se pratiquer que sur un chaton :

  • de plus de 16 semaines,

  • séronégatif,

  • en 2 inoculations intranasales à 3 ou 4 semaines d’intervalle (Dr B. Le Corre, SFF n°31, déc. 2001, p.49‑50).

Les mesures d’hygiène

1 – Désinfection

Désinfecter suppose la suppression des sources d’infection, qui sont triples : bactériennes, virales et fongiques.

Si l’on connaît bien l’importance d’une vaccination et d’une vermifugation régulière, on oublie trop souvent le nettoyage‑désinfection, 3ᵉ volet du triptyque de protection :

  • vermifuger,

  • vacciner,

  • nettoyer et désinfecter.

Il est donc impératif de désinfecter régulièrement les locaux dans lesquels vivent nos chats (ce qui n’est pas toujours évident), et plus particulièrement de désinfecter chaque jour les litières ainsi que les chatières qu’ils poussent du nez et mouillent de leur salive.

Quels sont les produits à employer ?

Il existe trois types de produits désinfectants :

  • les phénols naturels ou de synthèse,

  • les ammoniums quaternaires,

  • les composés dits halogénés à base de chlore ou d’iode.

Il faut savoir qu’en règle générale :

  • ils sont surtout actifs à 20°C, moins actifs au‑dessus et au‑dessous,

  • ils peuvent être inactivés par les matières organiques,

  • par les détergents,

  • par les eaux dures calcaires.

Ils peuvent également attaquer les surfaces métalliques et les tissus vivants (peau, yeux).

Selon le Laboratoire des Médicaments Vétérinaires, le meilleur compromis est d’utiliser un désinfectant associant ammonium quaternaire et formaldéhyde.

Malheureusement, de nombreux produits sont inutilisables dans un élevage de chats car conçus pour un usage agricole ou hospitalier, avec des conditionnements et des modes d’application totalement inadaptés au lieu de vie habituel de nos chats, qui est souvent le même que le nôtre.

Que faire ?

  • Choisir pour les locaux et le matériel un produit bactéricide, virucide, fongicide, dont la formule allie, si possible, ammonium quaternaire et formaldéhyde. En médecine vétérinaire, le Virkon est un remarquable antiviral (sachets de 50 g de poudre à diluer : 1/100 ml).

  • Choisir pour vos mains, outre le fameux et efficace savon de Marseille, un produit adapté à la peau et efficace : souvent un mélange d’alcool et d’ammonium quaternaire, surtout lors des expositions où la désinfection répétée est corrosive pour la peau, mais inefficace pour le reste.

  • Ne pas oublier la désinfection du linge, avec un produit utilisable en machine à laver.

  • La désinfection/désodorisation de l’atmosphère doit aussi se faire. Pour désinfecter efficacement des pièces d’habitation, demandez conseil à votre pharmacien.

  • Ne surtout pas oublier qu’avant de désinfecter, il faut nettoyer.

Un nettoyage soigneux représente déjà une grande partie du travail : il élimine les déchets organiques de toutes sortes et permet une meilleure efficacité des produits de désinfection utilisés.

 

2 – Lutte contre les parasites

Les parasites les plus courants sont au nombre de trois :

  • certains propres aux activités extérieures (tiques et aoûtats),

  • l’autre ubiquitaire : les puces.

Pour les chats allant à l’extérieur, le traitement préventif contre les puces, les tiques et les aoûtats repose essentiellement sur :

  • les colliers,

  • les « pipettes »,

  • les pulvérisations insecticides, avec leur multiplicité, leurs avantages et leurs inconvénients.

Le cas des aoûtats

La présence de ces larves microscopiques (taille : 1 mm) d’un acarien, le trombidion, et de leurs déjections, souvent sur le bord des oreilles, peut évoquer la teigne — ce qui n’est pas la même chose.

Pour les chats vivant uniquement à l’intérieur

L’utilisation de mini‑diffuseurs (type fogger) semble être une bonne solution :

  • utilisable en habitation,

  • pratique simple,

  • effet prolongé (plusieurs mois),

  • détruit insectes et larves.

Seule nécessité : retirer du volume traité tous les êtres vivants (en particulier les aquariums) pendant environ 3 heures, puis bien ventiler après application.

 

  1. La santé

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